Réveil 7h30. On se
prépare, et c’est l’heure du départ pour Julia. Je l’accompagne à la gare.
Julia et tous ces bagages prennent un train jusqu’à Copenhague. Et à Copenhague
elle prend l’avion pour Nice où toute sa petite famille l’attend.
Du coup je me retrouve seul
aujourd’hui, la résidence est déserte, tout le monde est parti. Je mets à jour
les dernières journées de notre compte rendu en Suède, la fin de ce blog
approche. Par contre ça manque un peu de photos car je n’ai pas eu le temps de
récupérer les photos de Julia.
J’anticipe le reste de la
journée : encore un peu de rangement, un peude ménage…
Demain, je décolle à 13h50
de l’aéroport low cost de Göteborg, direction Berlin, via Air Berlin. J’ai 3h10
à Berlin à tuer le temps et ensuite je prends un deuxième avion pour Paris. J’arrive
à Paris à 19h55, et après je retrouve Lulu et le 8 rue Balzac.
Le matin, on finit nos
bagages, on fait les dernières pesées officielles, c’est maintenant sûr on sera
en excédent bagages ! On va croiser les doigts pour que ça passe. Et je ne
veux pas vous faire culpabiliser mais vous avez une responsabilité avec vos
cadeaux ! On va ensuite à la Poste (au supermarché) déposer nos deux gros
cartons de 20kg chacun. C’est lourd et le trajet nous paraît interminable et
épuisant. Mais ça y est, nos cartons sont envoyés, et doivent arriver dans une
semaine si tout se passe bien (avec la chance que j’ai eu à l’aller, mon carton
devrait arriver dans un mois une fois qu’il aura voyagé à travers toute la
Suède et la France).
L’après midi, nous faisons
une dernière virée en ville. Nous allons au musée d’art moderne voir le dernier
étage (le plus intéressant et qui était en rénovation quand nous y étions allés
la fois précédente). On descend l’Avenyun, Julia trouve son dernier cadeau de
Noël pour sa sœur. On va à la gare pour que Julia retire son billet de train,
puis on va à Haga, au café Husaren où nous avons eu l’habitude d’aller. On
retrouve Michaela. On se prend un dernier thé Chai et une dernière délicieuse
Kannelbulle.
Le soir, on finit les
derniers restes avec un très bon poulet au miel qui a des airs de tajine. On va
ensuite faire le ménage chez notre locataire turc, un pur plaisir ! Puis
on finit la soirée au café Olof, encore des aux revoirs…
La journée est consacrée à
nos cartons et bagages. On n’a pas chômé de la journée : on trie la
paperasse, on range, on répartit, on pèse, on transvase, on jette, on re-pèse, on
retrouve des affaires, on refait les sacs, on re-pèse, on se prend la tête, on
s’en sortira pas !
Le soir, on a la soirée d’adieu
pour les étudiants Erasmus. Petite préchauffe dans notre cuisine avant de
décoller. La soirée a lieu au Respekt, où nous sommes allés plusieurs fois pour
des afterworks. Il y a pas mal de monde, et on attend un bon bout de temps
avant de pouvoir entrer. Encore et encore des aux revoir…
Le matin, nous allons à
notre école pour faire signer des attestations, on a peut être l’espoir de
toucher une bourse du conseil général des Alpes maritimes… On retourne chez Caroline
déposer notre bouilloire électrique, on n’a pas trouvé d’acheteur et ça faisait
plaisir à Caroline. Le petit Mathéo dormait profondément. Ensuite on retourne à
Haga faire des achats de Noël, et nous avons été plutôt efficaces. Dans cet
élan d’efficacité, nous allons à la SEB clôturer notre compte bancaire. Là il
fallait être patients, on a attendu assez longtemps, mais c’est bon on a vidé
notre compte et avons été dépossédés de notre carte de crédit suédoise.
A vouloir suivre un
programme très chargé, on en oublierait de prendre le temps de manger. Du coup
on déjeune vers 15h, complètement affamés. Je retourne ensuite à Maxi pour récupérer
le cadeau du frère de Julia (la veille j’avais oublié la carte de crédit et nous
n’avions pas assez de liquide) et un gros carton pour commencer mon
déménagement. A 16h, nous avons notre dernière séance de badminton. Nous avons
bien apprécié d’avoir une salle de sport en libre service.
Le soir, nous allons chez
notre copine Lila qui habite de l’autre côté de la ville. Elle nous a préparé
un bon goulasch hongrois. C’était sympa.
A midi on retrouve Vérane,
on voulait aller manger des sushis une dernière fois au sushi bar qu’on aimait
bien sur Södra vagen (celui où la famille Bonet avait été de bons clients lors
de leur séjour à Göteborg), mais il était fermé alors on est allé dans un autre
pas trop loin, mais nettement moins bon. Ensuite nous allons à un magasin d’occasion
dans l’espoir de vendre nos vélos, mais en fait ils n’achètent rien, ce ne sont
que des dépôts, des dons, et ils reversent l’argent à des charités. Vu qu’on
est dans le coin, on va à Maxi une dernière fois, le grand supermarché pour les derniers achats de choses suédoises qu’on veut ramener en France. On fait le plein de tubes, de hareng et de peparkakor.
En fin d’après midi nous
allons chez Matthieu et Caroline et faisons enfin la connaissance du petit
Mathéo ! Ce petit Mathéo est très mignon, il a déjà plein d’expressions, il
fronce les sourcils quand il n’est pas content. Il a l’air bien chouchouté, il
est équipé de tout le matériel de compétition suédois : la poussette avec
la peau de mouton, la couverture de laponie, des chaussons bien chauds… C’est
bien le bébé à sa maman comme dit Caroline. Ils sont mignons tous les trois.
Le soir, on va au café
Olof, on ne reste pas très longtemps, juste le temps de dire au revoir à notre
pote Pablo qui s’en va le lendemain. Ca sent la fin, on commence à enchaîner
les aux revoir.
Le matin, nous avons cette
fichue présentation de market sur les eaux en bouteille. On a rêvé de
bouteilles d’eau et de Jean Paul Gaultier toute la nuit. La présentation s’est
bien passée, j’ai eu l’honneur de conclure notre dernière présentation orale d’étudiant,
un grand moment d’émotion. A midi nous allons manger une dernière fois aux
halles pour célébrer notre entrée au chômage.
Ensuite nous faisons un
peu de courses de Noël dans le centre, on avance lentement…
Le soir, on fait le repas
de Noël (et un peu repas d’adieu aussi) dans notre résidence. Au menu :
saumon fumé en entrée, puis tentation de Jansson (gratin typiquement suédois de
pommes de terre avec oignons et anchois, servi principalement pendant les
fêtes, et que certains de nos invités en France ont eu la chance de goûter), et
en dessert fondue au chocolat et brioche tressée à la cardamone. Tout ça fut fort bon (cuisiné par Julia évidemment) et bien sympathique.
Réveil difficile, il faut
se lever pour bosser du marketing, dur dur.
L’après midi, on va faire
quelques courses (le strict minimum pour écouler nos pâtes), puis on retrouve
notre groupe de travail pour préparer la présentation orale et l’opposition au
travail d’un autre groupe. Nous sommes d’une très grande inefficacité.
Et le soir, pour changer,
on bosse sur notre présentation de demain.
L’après midi, nous allons
à Liseberg, le grand parc d’attraction de Göteborg (le plus grand de
Scandinavie). Il est ouvert à la période de Noël pour le plus grand plaisir des
enfants. Toutes les attractions ne sont pas ouvertes en cette froide saison,
mais le parc est illuminé de toutes parts et c’est fort joli. Il y a beaucoup
de familles ce dimanche, de poussettes dans les allées, tout cela donne une
ambiance fort sympathique. Il y a toutes sortes de stands pour dépenser son
argent et gagner des peluches (en tirant sur des chandeliers, en visant des
poulets avec des carottes, en tapant sur des tomtes avec un marteau…), mais la
principale attraction ce sont les nombreuses loteries où on peut gagner des
immenses paquets de chocolats Marabou (= le chocolat suédois), de Kex (gauffrettes),
de Toblerone… Avec Julia on tente notre chance au Toblerone, mais on échoue pitoyablement.
Par contre on croise plein de parents et gamins dans le parc avecdes toblerones et des Kex géants sous les
bras qui te narguent… Notre copine Pauline a gagné un Kex géant, alors on pose
pour la photo avec. Et puis il y a aussi le papa noël à qui les enfants
viennent remettre solennellement leur lettre, le traineau avec des rennes, le
bar de glace (bar fait uniquement de glace, murs, comptoir, verres, tout en
glace, mais l’entrée et les consos étaient trop chères pour notre budget alors
on ne le voit que de l’extérieur). Il y a aussi un marché de Noël avec les
stands habituels, on peut y déguster de la viande de renne. Il y a également
une patinoire, une petite piste de ski pour les enfants, un peu partout des
feux sont allumés pour se réchauffer. Il y a quand même quelques attractions d’ouvertes.
Avec Julia on s’est fait une sorte de manège avec des voitures qui tournent
dans tous les sens, Julia a beaucoup crié, et on a fait aussi les chaises
volantes. Le parc est très bien fait pour dépenser un maximum d’argent, et
notre copain Do qui a un abonnement à l’année peut témoigner.
Le soir, on progresse dans
l’écoulement de notre stock de pâtes. On se fait des peparkakor avec la pâte et
les moules qu’on s’était achetés. On s’applique bien, on fait des beaux chevaux
et des beaux élans. Et oui on a appris qu’en fait ici ce ne sont pas des
caribous qu’il y a mais des élans. On confondait un peu tout entre le moose, l’orignal,
l’élan, le renne, le caribou… Alors après recherches sur wikipedia, le caribou
est en fait un renne sauvage qui vit au Canada, à ne pas confondre avec l’élan
(moose en anglais) qui a des bois plats et une barbichette et qui a l’air tout
mou. Ensuite l’orignal est juste un autre nom français donné aux élans qui
vivent au Canada (mot à l’origine basque car les basques allaient pêcher la
morue là bas). Tout ça pour dire qu’on a fait des peparkakor en forme d’élans
et non de caribous. Tout allait bien jusqu’à l’étape du four. En effet à la
sortie du four, nos gâteaux ne ressemblaient plus à grand-chose, nos élans
ressemblaient plus à des gros hippopotames ou à des dinosaures…
Grasse
matinée le matin jusqu’à midi, petit déjeuner au lit. Le week-end peut
commencer sur de bonnes bases, nous avions bien besoin de nous reposer après
toutes nos expéditions.
Vers
14h, on bouge en ville, on va manger aux halles près de Haga, on mange deux
burgers au saumon. Après nous allons au marché de noël de Haga. Il y règne une
ambiance de Noël vraiment particulière, devant chaque café, il y a des stands
qui proposent du glögg avec les gateaux au gingembre et autres pâtisseries
suédoises, il y a des enfants qui chantent des chants de Noël, et puis les
différents stands d’artisanat, les illuminations de Noël, les bougies…(en plus
aujourd’hui c’est la sainte Lucie, ici on fête la plus longue nuit de l’année,
enfin surtout le début de rallongement des journées. Sainte Lucie est toujours
représentée ou déguisée en robe blanche avec une couronne de bougies sur la
tête). C’est très agréable, sauf qu’il fait un froid glacial !
Heureusement que le glögg est là pour nous réchauffer ! Il règne à
Göteborg, et en Suède en général une vraie ambiance de Noël, en plus des
différents marchés de Noël, toutes les fenêtres dans les maisons et les apparts
sont décorées, soit d’une étoile lumineuse, soit d’un chandelier, ce qui donne
un autre visage aux villes et villages. On prolonge notre aprem par du shopping
dans d’autres rues de Göteborg. Mais les magasins ferment à 17h, et il fait
trop froid alors nous rentrons chez nous.
Et le soir, on n’a pas dû
faire grand-chose, il y avait un repas de Noël organisé par les étudiants de
notre école mais il n’y avait plus de tickets pour nous, alors on reste tous
les deux. Finalement aucun regret car à ce qu’il paraît c’était pas très bon
(des boulettes de viande, des saucisses, tout ce que Julia préfère).
Réveil à 6h45,
décidément on dort bien mieux quand on a cours ! C’est le départ pour le
lac Vättern à 150 km à l’est de Göteborg. Nous sommes 5, Pauline, Audrey, Do,
Luc et moi. A 8h, après pas mal de mésaventures avec le loueur (carte bleue qui
passe pas, caution qui dépasse nos capacités de trésorerie) nous avons les
clés. En route !
Nous allons jusqu’à
Gränna, sur les bords du lac. C’est la capitale du sucre d’orge. Le sucre
d’orge est bien suédois, et c’est ici qu’est née la recette et qu’on continue
dans les fabriquer dans les règles de l’art. Nous visitons les différents
ateliers, toutes les boutiques, c’est magique. C’est un peu comme dans charlie
et la chocolaterie, ils mélangent des pâtes de toutes les couleurs, font des
bourbillons, des sucettes, bâtons, petites cannes. Les gens qui travaillent là
me font un peu rêver c’est un peu comme faire toute la journée de la pâte fimo
qui se mange et regarder des enfants émerveillés. Là on est en semaine et hors
saison donc il n’y a pas beaucoup d’enfants mais je m’imagine bien ce que ça
doit être. A nous 5, nous avons fait pas mal d’achats, presque de quoi remplir
le coffre de notre break. Le village en lui-même est mignon avec ses petites
rues enneigées et ses petits magasins.
Ensuite nous avons repris la route le long du
lac, mais impossible de profiter de la vue sur le lac, il neige et il y a du
brouillard. On s’est arrêté à un autre petit village, beaucoup moins animé que
Gränna mais très mignon aussi. Nous nous sommes promenés un peu, avons pic
niqué…dans le coffre de la voiture tellement il fait froid et il neige.
Enfin, nous avons
fait un dernier arrêt à Vadstena, autre petit village animé et sympathique.
Pour la petite histoire une certaine Birgitta, veuve avec 8 enfants y a eu des
visions au XIV qui ont aidé le roi de l’epoque, Magnus Eriksson dans ses
croisades. Birgitta a ensuite créé un ordre religieux, les birgittines, est
allé à Rome, à sa mort elle a été canonisée. Aujourd’hui il reste un monastère
et sa statue. Vous connaissez donc l’histoire de Sainte Brigitte. A Vadstena,
il y a aussi un château médiéval, et des petites rues avec plein de boutiques.
A 15h30 il faisait nuit et nous étions gelés, nous avons donc fait une pause
dans un café, puis avons repris la route. 3 heures plus tard nous étions de
retour à Göteborg, toujours dans le froid mais sans la neige. La journée de
visite était bien sympa et nos copains sont contents.
Après un petit
repas et un bon bain chaud nous sommes allés un peu au café de notre résidence
qui était tellement plein qu’il y avait autant de gens dedans que dehors.
Compte-rendu du 3ème volet de notre trilogie intercontinentale. Ce blog est à destination de nos familles respectives. Amis, pardonnez les détails inutiles, ou les allusions privées. En rose saumon: ce qu'écrit Julia, en bleu: Luc ...Bonne lecture!